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FAUTE D’INDUSTRIES DE TRANSFORMATION APPROPRIEES ET COMPETITIVES : Plus 60% de la production agricole perdues Enregistrer au format PDF Envoyer

Article de Sud Quotidien, le lundi 23 janvier à Dakar, suite à l’ouverture de l’atelier de formation de formateurs à la norme internationale Iso 22000 intitulée « Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires-exigences pour tout organisme appartenant à la chaine alimentaire ».

Le secrétaire général du ministère des Mines, de l’industrie et des Petites et moyennes entreprises (Pme), M. Samba Mané Diakhaté a fait cette révélation hier, lundi 23 janvier à Dakar, à l’ouverture de l’atelier de formation des « Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires » (Iso 22000). Il impute cette situation, entre autres, à l’absence d’industries de transformation appropriées et compétitives, mais aussi un déficit chronique de la qualité de nos produits alimentaires.

« Plus de 60% de la production agricole sont perdues faute d’une part, de l’existence d’industries de transformation appropriées et compétitives et d’autre part, un déficit chronique de la qualité de nos produits alimentaires qui ne satisfont pas au respect des normes et standards internationaux requis pour l’accès aux marchés ». Cette déclaration a été faite par le secrétaire général du ministère des Mines, de l’industrie et des Petites et moyennes entreprises (Pme), M. Samba Mané Diakhaté.

C’était hier, lundi 23 janvier à Dakar, à l’ouverture de l’atelier de formation de formateurs à la norme internationale Iso 22000 intitulée « sSystèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires-exigences pour tout organisme appartenant à la chaine alimentaire ». Ce tableau montre à quel niveau la sécurité alimentaire est menacée du moment que 70% de la population sénégalaise qui est rurale vit essentiellement de produits agricoles. Les possibilités d’exporter les produits locaux sont de plus en plus compromises.

Malgré cela, M. Diakhaté relève que le secteur agro-alimentaire est le premier secteur d’importance de l’économie, de par la valeur de ses produits, sa contribution à la croissance du Pib et le nombre d’emplois qu’il génère. A son avis, cette situation devrait s’amplifier si des efforts conséquents d’investissements sont faits dans la production et les infrastructures de transformation et d’accès au marché mondial des produits agro-industriels. En effet, fait-il remarquer, « entre 1990 et 2008, les produits agro-industriels importés d’Afrique par la Chine se sont multipliés par 10, passant de 188 millions de dollars à 2 milliards de dollars, ce qui correspond à un taux de croissance moyen annuel de 14,1% ». Sur la même période, a-t-il ajouté, les produits agro-idustriels importés d’Afrique par l’Inde ont augmenté à un taux plus élevé, leur volume s’étant multiplié par 16, passant de 82,4 millions de dollars à près de 1,4 milliard de dollars soit un taux de croissance moyen annuel de 16,8%. Dans ce contexte, l’Afrique, le Sénégal en particulier, devrait intensifier sa coopération avec la Chine et l’Inde en vue d’augmenter les exportations de produits agro-alimentaires.

D’où l’importance de cette rencontre nationale de sensibilisation et de formation des formateurs sur la norme Iso 22 000 relative à la gestion de la sécurité alimentaire, organisée dans le cadre de l’initiative conjointe de l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif) et du Centre du commerce international (Itc) visant à l’expansion des échanges commerciaux entre les Etats membres de la Cemac, de l’Uemoa et des pays francophones du Mékong (Cambodge, Laos, Vietnam). Une manière pour ces organismes internationaux d’aider les pays de la sous-région à surmonter l’obstacle de la qualité auquel sont confrontés leurs produits locaux.

La représentante résidente de la Commission de l’Uemoa à Dakar, Mme Congo-Kaboré Adèle, a souligné la nécessité pour chaque pays de l’union de disposer d’experts capables d’accompagner les entreprises à la démarche, selon la norme internationale Iso 22000, qui prescrit des exigences à respecter par tout organisme appartenant à la chaine alimentaire, pour promouvoir l’exportation des produits alimentaires. Selon elle, c’est la raison pour laquelle « la Commission de l’Uemoa a initié cette formation pour permettre aux bénéficiaires, issus d’entreprises privées et de services d’appui au secteur privé, de comprendre, maîtriser et acquérir les différents outils du Système de management de la sécurité des denrées alimentaires ».

L’Administrateur principal de programme à la Division d’appui aux entreprises et institutions d e l’Itc, M. Imamo Ben Mohamed Imamo, pour sa part, a fait savoir que « les études des marchés menées dans le cadre de ce projet conjoint Oif/Itc, il y a quelques années, ont révélé que les Etats membres de l’Uemoa, comme ceux de la Cemac, disposent d’un fort potentiel à l’exportation en produits alimentaires ». Mais, a-t-il précisé, « pour que cette offre soit effectivement exportable, il faudrait que les entreprises puissent intégrer la démarche qualité dans leurs activités de production et se mettent en conformité avec les exigences des marchés régional et international ».

Sud Quotidien, via SudOnLine, le 24 janvier 2012, par Bacary DABO

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