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Le Cncr estime que le monde rural " va mal " et que " des milliers de familles rurales n’ont, au mieux, qu’un repas par jour, voire aucune ressource monétaire pour subvenir à leurs besoins de santé, d’éducation, de production etc... ". Le Cncr considère que les principales filières agricoles, animales, halieutiques, forestières et sylvicoles, apportant à plus de 60% à la population sénégalaise de la nourriture et des revenus monétaires, sont en crise.
Le Cncr indique que depuis 2001, la pauvreté s’est élargie, touchant 72% à 88% des ménages alors qu’à la fin des années 90, la proportion de pauvreté n’était que de 58%. Il juge que les " causes sont essentiellement relatives à l’inadéquation des politiques et mesures prises par l’Etat ". Le Cncr fait savoir cependant que la lettre de politique de développement de la filière arachide, signée en mai 2003, après six mois d’âpres discussions entre tous les acteurs, est presque restée lettre morte.
Face à la situation " inquiétante " du monde rural, le Cncr interpelle tous les pouvoirs publics mais également les organisations sociales et citoyennes du Sénégal en leur mettant en alerte. En outre, le Cncr a tenu à déplorer " l’absence de concertations sérieuses avec les autorités ". Car, dit-il, " à partir de 2000, malgré de multiples correspondances adressées aux autorités, nous sommes au regret de constater, en la matière, une nette régression de la dynamique de concertation et de partenariat ". Pour ce faire, le Cncr exige entre autres, l’ouverture immédiate de concertation avec les ministères en charges des domaines agro-sylvo-pastorale et halieutique pour étudier et proposer au gouvernement, les mesures idoines, la négociation sous la présidence du Pm desdites propositions et mesures, la validation sous la présidence du chef de l’Etat, des consensus issus des négociations. Il demande également la prise de dispositions par le gouvernement pour la mise en oeuvre de l’Ecowap(politique agricole de la Cedeao) et l’application de la loi d’orientation Agro-sylvo-pastorale par la préparation et l’adoption des décrets d’application en concertation avec tous les acteurs concernés.
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