Rapport annuel 2007
Ce présent rapport, qui couvre la deuxième année du Programme Quadriennal, concerne la période Avril 2007/Mars 2008. Il fait suite au rapport produit en Avril 2007 qui couvrait la période Janvier 2006/Mars 2007.
Le programme a essentiellement pour objet la réalisation d’actions de défense des intérêts des exploitations familiales et de l’agriculture paysanne et la mise en œuvre de certaines activités pour améliorer les capacités d’action opérationnelles des fédérations membres. Plus spécifiquement, le programme permettra de :
donner au CNCR une base plus solide à travers des fédérations remplissant mieux leurs missions ;
renforcer les capacités de maîtrise économique des fédérations par l’appui à la mise en place de dispositifs de financement, d’approvisionnement et de mise en marché ;
renforcer les capacités des leaders à différents niveaux pour une meilleure implication dans la définition des stratégies de développement.
Ce rapport concerne l’ensemble des activités réalisées dans un contexte caractérisé par :
la paupérisation du monde rural ;
La prolifération des plates-formes paysannes sous l’impulsion du gouvernement ;
La difficulté de maîtriser à temps le financement prévu pour les activités ;
Une campagne agricole défectueuse dans tous les domaines.
En effet, pour l’année 2007, le paysage institutionnel du monde rural a été fortement marqué par une grande prolifération de plates-formes paysannes, qui au lieu de chercher une synergie pour la défense des intérêts des paysans, entrent en concurrence voire en conflit latent. Cette situation n’a pas favorisé un positionnement concerté face aux interlocuteurs et particulièrement face à l’Etat.
La maîtrise du financement n’a pas toujours été facile. En effet, le programme annuel 2007 (Avril 2007/Mars 2008) d’un montant de 204 886 000 FCFA, extrait du programme quadriennal, est financé par différentes sources.
De ce financement attendu, seul 81 296 989 soit 39.67% ont été effectivement reçus. Il reste entendu que cette situation n’a pas manqué d’avoir des conséquences sur la mise en œuvre du programme car chaque partenaire s’était engagé pour un certain nombre d’activités. On n a du alors procéder à des préfinancements et découverts bancaires.
Il reste entendu que cette situation n’a pas manqué d’avoir des conséquences sur la mise en œuvre du programme car chaque partenaire s’était engagé pour un certain nombre d’activités. On n a du alors procéder à des préfinancements et découverts bancaires.
Cette période a aussi été caractérisée par beaucoup de difficultés dans le monde rural liées à la mauvaise campagne de commercialisation 2006/2007 et une campagne agricole 2007/2008 qui a montré ses limites depuis sa préparation et sa mise en œuvre marquée par une pluviométrie en retard avec des temps d’arrêt assez fréquents.
Pendant la tournée nationale effectuée dans les régions à pluviométrie précoce (Ziguinchor, Kolda et Tambacounda) en Juin, les intrants n’étaient pas encore en place et les pluies n’étaient pas au rendez-vous contrairement aux années normales où elles étaient enregistrées en fin Avril/Mai.
La poursuite de cette tournée dans les autres régions en septembre dans un contexte de marasme généralisé, laissait présager un déficit vivrier énorme qui s’est confirmé par la suite en annonçant une vie quasi-impossible en milieu rural. Le CNCR et les leaders locaux ont attiré l’attention dés cette période ; malheureusement, ils n’ont pas été entendus et été plutôt taxés d’oiseaux de mauvaise augure.
Cette situation s’est matérialisée aujourd’hui par une paupérisation de nos campagnes : il y a une polémique qui s’est installée depuis novembre : le CNCR parlait de l’incapacité des populations à se nourrir au-delà de quatre mois dans la totalité des régions et du cheminement inévitable vers la famine si des mesures appropriées ne sont pas immédiatement prises. Le gouvernement et les autres plates-formes se sont positionnés en porte à faux et parlent d’une éventuelle faim dans certaines régions. Aujourd’hui, ils reconnaissent tous qu’il y’a problème et le gouvernement admet que 10 régions sur 11 devront être immédiatement assistées, ce qui tarde à être fait.
Les jeunes femmes et garçons quittent la campagne pour aller monnayer leur force de travail en ville. Le gouvernement reconnaît officiellement les difficultés du monde rural et en fait les raisons du report des élections locales qui devaient se tenir en Mai 2008, mais ceci n’a pas empêché à l’Etat d’envisager de se payer un avion à 50 milliards Fcfa. En fin mars, il décide unilatéralement d’un montant à mettre à la disposition du monde rural.
Ce présent rapport tente de faire la situation sur les différentes réalisations de l’année 2008. Il sera articulé autour des points suivants :
Soutien à la définition des projets pédagogiques de formation sur la transformation des exploitations familiales ;
Appropriation des plaidoyers des organisations paysannes ;
Appui à la réflexion stratégique des organisations professionnelles ;
Rencontre des instances statutaires ;
Bilan financier des réalisations.