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Thiès - Après une longue période de gel des relations entre le ministre de l’Agriculture et le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), les grandes retrouvailles ont été scellées et consolidées ce lundi à Thiès où la structure nationale a vu le jour en 1993 et où le ministre de l’Agriculture, Hamath Sall, était venu présider la réunion du conseil d’administration.
Il faut dire que c’est grâce à la médiation du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar que ces retrouvailles ont pu avoir lieu A Dakar.
Ce dernier a même rappelé un des principes fondateurs de l’action du Cncr, à savoir, le respect de l’autorité de l’Etat dans la définition des politiques de développement après concertation avec tous les acteurs concernés. Et de s’appesantir sur l’ancrage du Cncr à la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et son engagement pour sa mise en oeuvre.
A Thiès, Samba Guèye et tous les autres intervenants ont eu à réaffirmer leur disponibilité constante, à faire table rase du passé et à travailler la main dans la main avec tous les ministères en charge du secteur pour développer ensemble l’agriculture sénégalaise et répondre aux préoccupations des producteurs et par ricochet à celles de toutes les populations rurales.
« Nous sommes votre premier partenaire. Bien évidemment, il arrive que nos propositions, nos points de vue ne puissent pas recouper celles de l’Etat, mais toujours est-il que notre souci premier est de travailler pour le développement économique et social du pays », a laissé entendre le président du Cncr.
Visiblement satisfait de sa visite, le ministre Hamath Sall a indiqué qu’il a toujours mis en avant le dialogue et la concertation et qu’il reste disponible et ouvert à toutes les suggestions et critiques positives visant essentiellement à amplifier et améliorer l’action gouvernementale.
M. Sall a également rappelé les efforts louables que ne cesse de consentir l’Etat du Sénégal. Il reconnaît cependant que le travail doit se poursuivre, notamment dans les domaines de la recherche de financements, la fertilisation des sols, la diversification des productions agricoles, la reproduction du capital semencier, la mécanisation, entre autre. Donc, des chantiers de développement opérationnels pour assurer une sécurité alimentaire durable.
Le ministre de l’Agriculture est revenu sur la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et mis en exergue toute l’importance que le chef de l’Etat y accorde. Il a également mis l’accent sur la protection sociale de l’agriculteur et annoncé la création prochaine d’une compagnie nationale d’assurances, d’un conseil national pour la loi d’orientation et de conseils régionaux en étroite collaboration avec les gouverneurs des régions.
Abdourahmane S. GONZALES
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