|
« Nous demandons aux partenaires de venir investir dans ce secteur parce qu’il y a aujourd’hui toute une politique mise en place par le gouvernement sénégalais sur initiative du chef de l’Etat pour le rendre attractif », a souligné Mme le ministre, à l’ouverture de cette journée de l’élevage au Sia 2010, en présence de ses deux collègues, Mme Fatou Gaye Sarr et de M. Khadim Guèye. Cette journée est une occasion pour non seulement présenter les opportunités d’investissement de l’élevage qui a enregistré d’excellents résultats dans le cadre de la Goana, mais aussi d’inviter les partenaires potentiels à venir investir dans ce secteur qui connaît des mutations importantes et en pleine croissance. En effet, a déclaré le ministre de l’Elevage, la production des différentes filières est en expansion et le secteur de l’élevage contribue à hauteur de 35,5 % du Pib agricole. Elle a noté qu’en plus de la stabilité politique du pays, le Sénégal a pris un certain nombre de mesures, dont la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp), pour alléger les formalités et rendre attractif l’environnement des affaires au Sénégal. Elle a assuré que beaucoup de projets structurants ont été mis en place avec le réseau de communication le plus moderne d’Afrique de l’Ouest, un taux d’électrification rurale assez satisfaisant, des ressources humaines de qualité, une maîtrise de la santé animale et la mise en place d’un réseau de surveillance de maladies animales pour bien réagir face à toute épidémie. « Nous avons comme objectif d’augmenter la production de la viande, du lait et des produits dérivés », a déclaré le ministre de l’Elevage qui a révélé que des dispositifs ont été mis en place par le gouvernement sénégalais pour développer toutes les filières de l’élevage, alors que la facture laitière est estimée à 55 milliards F Cfa par an.
Face à cette situation, a-t-elle précisé, le gouvernement est en train d’encourager l’initiative privée avec l’institution d’appui-conseil avec la création des centres d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (Cimel), du Fonstab -fonds d’aide à la stabulation- avec un crédit à un taux d’intérêt très bas de la Cncas pour assurer une meilleure collecte et une meilleure commercialisation des produits d’élevage. Elle a assuré que les opportunités d’investissement dans la filière laitière existent avec la mise en place de fermes modernes et de réseaux de collecte de lait. « Nous avons dans certaines régions une forte offre en lait. Ce qu’il faut, c’est de travailler pour collecter ce lait avec des tanks à lait solaires. Ce produit étant très périssable », a précisé le ministre de l’Elevage. Cependant, elle a également mis l’accent sur la nécessité de s’approvisionner en intrants qui est une contrainte importante pour la nourriture du bétail. Il y a donc, selon elle, la nécessité d’investir dans tous ces domaines et de faire de sorte à promouvoir le label Sénégal à l’exportation de la viande, où les opportunités sont réelles. Il en est de même pour les filières avicoles et peaux et cuirs, etc. Cette journée a enregistré la participation des partenaires au développement, des organisations de producteurs, des directeurs nationaux de sociétés et d’agences d’appui au développement agricole, de l’élevage et de la pêche.
Plusieurs responsables d’institutions et de direction de développement ont participé activement à ce forum, dont ceux de l’agriculture, de l’élevage, des banques et assurances.
|