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Des participants sénégalais et africains issus notamment du Mali, du Niger, du Burkina Faso, de la Guinée entre autres exposent leurs produits dans les stands de la FIARA qui se poursuivra jusqu’au 18 avril, sous l’égide du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR)
La manifestation dont les précédentes éditions étaient organisées à la Place de l’Obélisque a été délocalisée cette année au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES).
"La FIARA s’est délocalisée cette année au CICES. Une délocalisation souhaitée et saluée par l’ensemble des exposants qui viennent du Sénégal mais également de l’ensemble de la sous-région", a déclaré à la presse le président de la FIARA.
Selon Boubacar Cissé, "cela démontre que la FIARA se professionnalise et qu’elle est maintenant entrée dans la cour des grands. C’est ce qui nous a d’ailleurs poussés à la délocaliser au CICES".
"Nous occupons pour cette première un seul pavillon mais nous pensons en occuper plusieurs au cours des prochaines éditions, grâce à l’appui des autorités gouvernementales et notamment le ministère de l’Agriculture", a indiqué le responsable du CNCR.
"Nous avons déjà acquis la souveraineté nationale, il nous reste maintenant à atteindre la souveraineté alimentaire. Le CNCR a un rôle important à jouer dans ce processus. Nous y sommes depuis 1960 pour avoir été les premiers à mettre en place des coopératives agricoles pour démanteler l’économie de traite", a encore dit M. Cissé.
"La FIARA a réussi son pari. Elle a su évoluer jusqu’à pouvoir être organisée au CICES. C’était un challenge de la transférer au CICES. Après avoir visité les stands, on peut dire ce pari a été gagné", s’est pour sa part réjoui le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Makane Guissé.
Selon lui, la FIARA a grandi. "Il nous appartient à tous maintenant de l’ouvrir à toute la sous-région. Ça l’est déjà, mais il faut lui donner une dimension comparable à ce que le FESPACO représente dans l’industrie cinématographique sur le continent".
"Nous pouvons également dire après avoir visité les stands que le pari de la production que s’était fixé le gouvernement à travers la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (GOANA) a été gagné", a-t-il ainsi fait valoir.
Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, il reste maintenant à réussir le pari de la transformation des produits agricoles. Et si les organisateurs de la FIAIRA réunissent les partenaires, a-t-il assuré, il sera possible de permettre aux femmes de bénéficier de soutien dans le domaine surtout de l’emballage.
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