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Les résultats de la campagne agricole 2009/2010 se caractérisent par des baisses de production de certaines spéculations et surtout des difficultés dans la commercialisation. La bonne pluviométrie et les intrants distribués n’ont pu empêcher ces ratés.
L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) qui rend compte de cet état de fait, dans une étude sur la situation économique et sociale du Sénégal, relève qu’avec une production arachidière de plus d’un million de tonnes, la commercialisation a été difficile, compte tenu des capacités d’absorption des unités de transformation industrielle.
« La production de plus d’un million de tonnes d’arachide, durant la campagne 2009- 2010, dépasse largement les capacités de trituration des industries locales de transformation estimée à trois cent mille (300 mille) tonnes. Pour la campagne de commercialisation, une subvention de 45 F Cfa par kilogramme, estimée à 13,5 milliards de F Cfa, a été mise en place par l’Etat.
Ce qui permet aux industries d’huilerie d’acheter le kilogramme d’arachide de coque à 120 F Cfa et aux producteurs de vendre à 165 F Cfa. Au 1er mai 2010, 262 milles tonnes ont été collectées par les huiliers ».
L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) qui l’a souligné dans une étude qu’elle a réalisé sur la situation économique et sociale du Sénégal, relève toutefois, qu’« avec une production arachidière de plus d’un million de tonnes, la commercialisation a été difficile, compte tenu des capacités d’absorption des unités de transformation industrielle ».
Abordant la situation de l’agriculture industrielle et d’exportation, l’Ansd indique que la production d’arachide a enregistré, en 2009, une progression de 41,2% par rapport à la campagne précédente, pour atteindre 1032,6 milles tonnes.
A en croire l’étude, cette évolution résulte d’un accroissement des superficies (26,6%) et des rendements (11,5%). Avant de préciser : « Sa part dans les cultures industrielles et d’exportation s’élève à 81,2% ».
La même source ajoute que la production de tomate industrielle a aussi enregistré une évolution de 113%, due à une augmentation des superficies de 127%, atténuée par un recul des rendements de 8%.
Sur la même lancée, elle indique que la filière Tomate Industrielle a enregistré une production de 70 mille tonnes de tomate fraîche. « Les usines de la Socas ont collecté 55 677 tonnes estimées à 2,89 milliards de FCfa ».
Toutefois, l’Ansd souligne que le prix de collecte du riz paddy a été fixé à 125 FCfa le kilogramme. Elle explique que « ce prix tient compte du fait que le prix de vente du riz blanc ne peut être supérieur à 238 FCfa le kilogramme carreau usine ».
Des contreperformances dans les productions de l’agriculture industrielle et d’exportation.
Toujours dans son tour d’horizon sur le secteur agricole en 2009, l’Ansd relève que les autres spéculations de l’agriculture industrielle et d’exportation ont connu des contreperformances.
En particulier, indique la même source, « les récoltes de coton se sont repliées de 43%, en liaison avec la diminution des superficies (30,0%) et des rendements (18,6%) ».
Avant de rappeler que « L’Etat a mis en place une subvention d’un milliard de FCfa pour la commercialisation du coton ». A cet effet, a-t-il ajouté, « le prix du kilogramme de coton a été fixé à 185 FCfa pour la campagne 2009/2012 ».
Par ailleurs, il apparaît que la production de sésame a reculé de 38,4% par rapport à la campagne précédente, sous l’effet d’une réduction des superficies (34%) et des rendements (7%).
Elle ajoute que la production de céréales a légèrement décru de 1,5%. En effet, poursuit la même source, « en dehors du mil qui a enregistré une hausse de la production de 19% due à l’accroissement des superficies du même taux, les autres spéculations céréalières, notamment le sorgho, le maïs et le riz ont enregistré des reflux ».
Sur les productions de l’agriculture vivrière, l’Ansd relève que les autres spéculations vivrières ont enregistré des diminutions, résultant principalement de la chute de la production de manioc (71%), imputable essentiellement à la baisse des superficies de 70%. La production de niébé a également enregistré un recul de 31%, lié à une augmentation de 21% des superficies et de 14% des rendements.
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