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Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) plaide pour plus d’investissement dans le secteur agricole et appelle à plus d’allocation budgétaire. A cet effet, le Congad a présenté une étude sur le financement de l’agriculture au Sénégal, de 1980 à 2010.
Le travail de recherche sur le financement de l’agriculture rendu public hier, mardi 29 mars à Dakar s’inscrit dans le cadre d’une initiative prise par le Congad, en partenariat avec Christian Aid. Ceci en vue d’une campagne de plaidoyer participative pour l’augmentation des allocations budgétaires d’au moins 10% du budget d’investissement de l’Etat.
Le plaidoyer doit s’appuyer, selon le Congad, sur les propositions pertinentes et réalistes adressées aux organisations de producteurs, de la société civile, des parlementaires, du gouvernement, des Partenaires techniques et financiers, des Institutions de financement. C’est la raison pour laquelle cette étude a été réalisée pour établir une situation de référence précise et fonder le plaidoyer sur une analyse et des propositions pertinentes.
Ce plaidoyer se justifie, selon le Congad, sur différents aspects. Les agriculteurs sénégalais sont majoritairement constitués de petits producteurs. Ils subissent un climat qui est un facteur de précarité. Le Congad d’ajouter : « Les agriculteurs sont exclus du système bancaire et sont sous rémunérés ».
L’objectif de l’étude est, selon Daouda Diagne du Congad, « d’établir une situation de référence sur le financement public de l’agriculture au Sénégal de 1980 à 2010 ». M. Diagne de poursuivre : « l’étude doit permettre au Congad de fonder le plaidoyer sur des propositions pertinentes et réalistes adressées aux acteurs. »
A cet effet, un comité de pilotage a été mis en place pour assurer la conduite et le suivi de l’étude. Ce comité est composé du Conseil national de concertation et de la coopération des ruraux (Cncr), des Forces Paysannes, de la Fondation rurale de l’Afrique de l’ouest et Action Aid.
Le rapport a révélé qu’au Sénégal 4,87% du budget national est alloué à l’agriculture, et seul 2,5 est consacrés effectivement à ce secteur. Devant cet état de fait, il a été expliqué que l’éradication de la pauvreté ne peut être acquise sans des investissements massifs de l’agriculture, a estimé le vice Président du Congad.
Le Congad a ainsi identifié des axes pour un plaidoyer stratégique. Sous ce rapport, il appelle à indiquer les enjeux et défis stratégiques, s’entendre sur les ressources à mobiliser et enfin s’accorder sur des approches et démarches pour la mise en œuvre des options retenues. A cet effet, le Congad recommande d’« investir plus et mieux dans l’agriculture ». Cette organisation estime que le contexte est actuellement favorable pour promouvoir le financement de l’agriculture.
Pour le Ministre de l’agriculture, Khadim Guéye, le secteur privé doit plus investir dans le secteur. Le Ministre en charge a estimé que : « nous avons une agriculture avec des caractéristiques aléatoires ».
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