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La dégradation des sols est une des contraintes majeures qui limitent les performances agricoles du pays, a indiqué jeudi Samba Sow, chargé de la coordination intersectorielle du Projet de gestion durable des terres à l’Institut national de pédologie (INP), citant une étude environnementale sur le pays réalisée par la Banque mondiale.
‘’Une des contraintes majeures qui limitent les performances agricoles du Sénégal est sans nul doute la dégradation continue et avancée des ressources en sols du pays’’, a indiqué M. Sow.
Cette étude indique que l’impact de la dégradation des sols touche 2/3 des terres arables du pays et a un coût économique de l’ordre de 1% du PIB.
Les principaux effets de cette dégradation sont la baisse du potentiel de croissance agricole, l’aménagement des options et des possibilités de création de revenus agricoles et les coûts sociaux que sont la migration et le chômage.
Cette situation a conduit à l’adoption par le gouvernement, avec l’appui du Fonds mondial pour l’environnement et la Banque mondiale, du projet de gestion durable des terres, dont l’exécution a démarré en 2010.
‘’La gestion durable des terres se définit comme un nouveau concept novateur, un moyen efficace de lutte contre la dégradation des terres et une adaptation aux changements climatiques’’, a expliqué Samba Sow.
D’après lui, l’objectif principal de ce projet est de lutter contre la dégradation des terres, d’accroître et de soutenir la productivité agricole, de protéger et de remettre en état les fonctions et services écosystémiques dans les zones agro-écologiques prioritaires.
L’INP a en charge la composante coordination intersectorielle du projet dont une des activités phares en 2011 est la mise en place d’un Cadre national d’investissement stratégique (CNIS/GDT) et d’un système d’information sur les techniques et approches (GDT-SENCAT) en vue de lever les principales contraintes identifiées dans ce domaine.
Elles ont pour noms, entre autres, incohérence des politiques de gestion durable des terres (GDT), faiblesse des capacités institutionnelles des acteurs et persistance d’approches uni-sectorielles axées sur les projets.
Les autres agences d‘exécution sont l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), l’Agence nationale du conseil agricole et rural (ANCAR) et l’Association sénégalaise pour la promotion du développement à la base (ASPRODEB).
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