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Tambacounda — Aucune disposition n’a été prise dans les régions de Kédougou, Tambacounda et Kaffrine, pour la mise en place des semences, des intrants et du matériel agricole, malgré l’approche de l’hivernage, a indiqué dimanche, Baba Ngom, Secrétaire général du Cadre national de concertation des ruraux (CNCR).
"Jusqu’à présent, rien n’est fait dans les régions de Kédougou, Tambacounda et Kaffrine en ce qui concerne la mise en place des semences, des intrants et matériels agricoles", a dit Baba Ngom, au terme d’une tournée dans les régions de Kédougou et Tambacounda.
"Dans la région, déjà, le ciel menace, il y a des risque que l’hivernage arrive avant qu’on ne démarre cette distribution de semences, des engrais et du matériel agricole", a t-il ajouté.
Baba Ngom attire l’attention sur "les risques de perturbation" du système de production que comporte cette situation".
Il a également évoqué la menace que ce retard représente pour les producteurs installés dans des zones enclavées comme Kéniéba, où "dés que la pluie tombe, (ils) sont coupés du reste du monde".
Le rapport de la dernière tournée 2010, les décisions du dernier congrès du CNCR, les résultats du forum sur les exploitations familiales, le monde rural face à la préparation de la campagne agricole 2010-2011, sont autant de questions abordées par le secrétaire général du CNCR durant sa tournée.
"Nous sommes venus nous entretenir de ces problèmes avec les producteurs pour recueillir leurs avis et recommandations", a-t-il dit à la presse.
Ont également été au centre des échanges, les résultats en termes de qualité de la dernière campagne agricole, la commercialisation des arachides, la situation alimentaire des hommes et du bétail, ainsi que les questions foncières et la perspective de la campagne agricole 2011-2012.
D’après Baba Ngom, la commercialisation des arachides a été "problématique" car "la région de Kédougou n’a pas connu de commercialisation d’arachides depuis plus de 10 ans".
Il a noté le problème des inondations dans les périmètres bananiers, face auxquelles les producteurs n’ont reçu "aucun soutien de la part des pouvoirs publics".
Les producteurs ont insisté sur la question foncière, en déplorant la distribtion de certaines terres, dans le département de Bakel et Tambacounda, pour la culture du jatropha, au détriment des cultures de rente et des cultures vivrières.
Pour le Secrétaire général du Cadre national de concertation des ruraux (CNCR), "cela risque de conduire à l’insécurité alimentaire".
Concernant les coopératives semencières, les responsables de l’Union Nationale des Coopératives Agricoles du Sénégal (UNCAS) se "désolent du fait que celles existent ne soient pas utilisées au lieu d’en créer d’autres qui risquent à la longue de disparaitre".
L’alimentation du bétail, pose problème à cause des feux de brousse, des pâturages aériens et de la transhumance dans les régions de Kédougou et Tambacounda", a dit le responsable paysan.
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