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Le Sénégal est résolument engagé dans l’atténuation des risques des changements climatiques.Au niveau du Projet d’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans le développement durable (Intac), des actions sont déroulées dans ce sens.
‘Pour faire face aux changements climatiques, le Sénégal a intérêt à penser d’abord à l’atténuation, avant de parler d’adaptation. Et pour ce faire, les pays développés qui sont à l’origine de cette situation dans notre continent, doivent s’engager à nous accompagner dans la quête de solutions idoines’, a plaidé le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, Sidy Guèye, en présidant hier la cérémonie de lancement du Projet d’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans le développement durable (Intac). Ce projet qui bénéficie du soutien financier du gouvernement japonais et du Pnud, appuie l’Etat sénégalais dans ‘les stratégies d’adaptation dans les politiques de développement’.
D’après Sidy Guèye, les pays développés doivent s’engager fermement dans l’atténuation des changements climatiques, sinon l’Afrique aura du mal à s’en sortir. Car, dit-il, ‘les pays riches ont constitué leurs richesses sur la base de la consommation d’énergies fossiles qui sont émettrices de gaz à effets de serre. Ces émissions ont causé beaucoup de torts aux pays africains. Car leurs méfaits sont réels sur les économies des pays en voie de développement’. Selon lui, le Sénégal, malgré sa faible contribution aux émissions de gaz à effets de serre, demeure l’un des pays les plus vulnérables aux changements climatiques, du fait de la faiblesse de ses capacités à faire face aux phénomènes climatiques extrêmes. D’où, soutient-il, ‘l’intérêt d’amener les partenaires au développement à soutenir le mécanisme d’atténuation des risques’.
Les conséquences de ces phénomènes placent le Sénégal dans une position particulièrement vulnérable qui pourrait remettre en cause les efforts de développements déjà entrepris dans des secteurs comme l’agriculture, la gestion des ressources en eau et celles des zones côtières. Toutefois, le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement renseigne que le Sénégal a mis sur pied des projets, dont la Grande muraille verte, les Ecovillages, les bassins de rétention et la lutte contre l’érosion côtière pour se protéger des effets dévastateurs des changements climatiques.
Pour sa part, le coordinateur du projet, Babacar Diouf, estime que l’Intac est une action urgente pour sauvegarder les pans de notre économie affaiblie par le changement climatique. ‘Le Sénégal a déjà dépensé environ 1,7 milliard de francs Cfa à Rufisque pour lutter contre l’érosion côtière, et nous allons continuer à chercher des partenaires financiers pour lutter efficacement contre l’érosion côtière’, révèle-t-il.
En outre, au cours de la cérémonie de lancement, le premier secrétaire de l’Ambassade du Japon, Tomoyuki Ono, a laissé entendre que son pays a investi environ 46 milliards francs Cfa. Ce montant étant destiné à vingt pays africains dont le Sénégal, en vue de les accompagner ‘à surmonter leurs vulnérabilités face aux effets des changements climatiques’.
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