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Le Sénégal compte sur le développement d’un secteur privé semencier national fort pour mieux prendre en charge les problématiques liées aux semences qui viennent de faire l’objet d’une étude diagnostic pour la validation.
Le gouvernement du Sénégal, s’est inscrit dans une logique de création des conditions idoines de développement d’un secteur privé semencier national fort grâce à l’expertise de la recherche agricole, des opérateurs semenciers, la structure de contrôle de qualité et les financiers. C’est ainsi que différents acteurs du secteur semencier se sont retrouvés à Dakar pour valider une étude d’évaluation nationale du secteur semencier du Sénégal.
L’étude, réalisée par le bureau régional de l’Afrique de l’Ouest de l’Association africaine du commerce des semences (Afsta), fait une analyse exhaustive de la problématique semencière et propose des solutions. Cette structure apporte son appui aux secteurs semenciers nationaux visant à assurer aux agriculteurs ouest africains, les petits exploitants notamment, des semences de qualité, voire des variétés améliorées adaptées aux conditions des exploitations agricoles. Concernant spécifiquement le Sénégal, l’étude a été conduite par trois consultants sous la coordination de l’Isra, et elle a permis d’élaborer un document intitulé « l’évaluation du secteur semencier nationale et proposition d’axes de développement du secteur au Sénégal.
C’est en somme un document d’appoint à la lutte contre la pauvreté et à l’insécurité alimentaire et, selon le Dr. Alioune Fall, directeur scientifique à l’Isra, il va contribuer à la disponibilité des semences de qualité. C’est donc aussi, une initiative qui s’inscrit dans la logique des mesures structurelles entreprises par le gouvernement du Sénégal en termes notamment d’accroissement de la production agricole par l’intensification et la diversification, et une redynamisation de la productivité agricole pour réduire la pauvreté et bâtir une croissance économique forte.
L’intérêt de cette étude se mesure sans doute à l’importance d’une semence de qualité sur la productivité agricole. Car, estime M. Gabriel Bassène, du ministère de l’Agriculture, les intrants chimiques et les techniques modernes de production sont certes importants en agriculture, mais les effets seraient insignifiants sans l’utilisation d’une semence de qualité.
Adama MBODJ/senego.com
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