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L’atelier de validation du Programme national de développement de l’élevage (Pnde) se tient à Saly Portudal depuis ce mardi. Il s’agit de finaliser le processus entamé depuis 2006 pour produire le document qui va, durant la période 2012-2026, être le cadre de référence et de cohérence des interventions à venir dans le secteur de l’élevage.
Dans le cadre de la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp) mise en oeuvre de puis 1996, il est stipulé qu’il fallait élaborer, d’une part, un Plan national de développement de l’agriculture (Pnda) et d’autre part un Plan national de développement de l’élevage (Pnde).
Pour le secteur de l’élevage, le processus d’élaboration a démarré depuis 2006 par des concertations avec les acteurs à la base pour aboutir à un plan national de développement qui va être le document de référence pour la période 2012-2026 en ce qui concerne toutes les actions qui devraient être menées dans le secteur de l’élevage.
L’objectif de l’atelier de validation de deux jours ouvert ce mardi à Saly est de finaliser le processus qui, depuis 2009, n’avait pas connu d’avancée. ’Faire de l’élevage un secteur performant, capable de satisfaire, au moins, la demande nationale en produits animaux et d’assurer la promotion socio-économique de ses acteurs, à l’horizon 2026’, voilà l’objectif général du Programme national de développement de l’élevage (Pnde).
Il doit, en application de la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, être le cadre de référence et de cohérence des interventions à venir dans le secteur de l’élevage, en vue de traduire par des actions concrètes les orientations stratégiques définies.
Il permettra aussi de répondre aux aspirations des populations en traçant des axes d’orientations pertinentes capables de réaliser la satisfaction des besoins de notre pays en produits animaliers et d’assurer la promotion socio-économique des acteurs du secteur.
Les orientations visent la création d’un environnement favorable à la promotion de l’élevage familial par le passage des systèmes extensifs de production à des systèmes améliorés et intensifs durables respectueux de la gestion durable des ressources naturelles.
De même, la préservation des modes de vie pastoraux sera un objectif, étant donné l’importance du système pastoral qui constitue le principal fournisseur de viandes pour les populations.
Le plan national de développement de l’élevage va reposer, entre autres points, sur des axes stratégiques et un plan cadre d’actions.Les axes stratégiques proposés, au nombre de quatre, concernent l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des filières animales ;
la création d’un environnement favorable au développement des systèmes d’élevage ; l’amélioration de la mise en marché des produits animaux ; le renforcement du cadre institutionnel des interventions. Quant au plan cadre d’actions, il est composé de douze programmes.
La mise en oeuvre de ce Programme national de développement de l’élevage nécessite un plan d’investissement qui porte sur un coût global de 389,311 milliards de francs Cfa dont un gap de 374,150 milliards.Il n’est pas pris en compte dans ces montants les projets et programmes en cours, dont le coût sur la période 2011-2015 se chiffre à 40,724 milliards.
Le plan d’investissement se décline en deux parties : les projets et programmes en recherche-financement, inscrits au Plan national d’investissement agricole pour un coût de 147,496 milliards et un gap de financement de 132, 348.287 milliards ;
les projets et programmes complémentaires à entreprendre, qui n’ont pas été pris en compte dans le Pnia et qui ont été identifiés par les acteurs, dans le cadre du Pnde et aussi la poursuite et la consolidation de certains programmes du Pnia, sept programmes et projets en tout. Le coût total de ces programmes pour la période 2018-2026 se chiffre à 47,6 milliards.
Ce Programme national de développement de l’élevage (Pnde), a toute son importance dans la consolidation du secteur, reconnaît le Conseiller technique n°1 du ministre de l’Elevage, Abdou Dieng.
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