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Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux(Cncr) a tenu hier un atelier national sur l’investissement agricole au Sénégal. Ce, dans la perspective de trouver les voies et moyens de booster l’investissement agricole centré sur les exploitations familiales.
L’insécurité alimentaire est un des fléaux qui menacent le plus les pays africains, à l’instar de ce qui se passe dans la Corne de l’Afrique. Il est donc urgent de trouver les moyens de remédier à cela. C’est tout le sens du conseil interministériel sur l’investissement agricole, mais aussi de l’atelier de réflexion sur l’investissement agricole au Sénégal organisé hier.
Le développement de l’agriculture passe par celui de l’exploitation familiale qui influe fortement sur l’économie d’un pays, dira le président du Cncr. Selon Samba Guèye, l’exploitation familiale est le levier de l’agriculture paysanne. « C’est l’outil familial au niveau du monde rural, car très proche de la population. Il y a tous les paramètres pour permettre aux agriculteurs, aux éleveurs ou encore aux pêcheurs de travailler sur ce domaine », déclare-t-il.
« Afin d’assurer la meilleure mise en œuvre possible du plan d’investissement agricole et d’accroître son impact sur l’amélioration de la production et des conditions de vie des exploitations familiales, il apparaît important de bien analyser les mesures du plan d’investissement agricole et la manière dont elles prennent en charge les orientations issues de la réflexion paysanne, pour booster ce secteur », plaide-t-il.
Prenant la parole, le représentant du ministre de l’Agriculture dira que le programme d’investissement agricole repose sur la modernisation des exploitations familiales. « Nous attendons des recommandations fortes allant dans ce sens au sortir de cet atelier », soutient M.Diène. Ce dernier n’a pas manqué de parler du conseil interministériel sur l’investissement agricole, tenu à la primature, lundi.
Selon lui, le programme 2015 milliards de F Cfa vise à promouvoir la production agricole et implique un certain nombre de secteurs, à savoir la pêche, l’élevage entre autres. « Le Sénégal y a participé à hauteur de 16% », précise-t-il.
Mariama Dianké DIEDHIOU
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