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Le Ministère de l’Elevage a rassuré mercredi sur les risques sanitaires que pourraient entraîner pour les consommateurs sénégalais une importation frauduleuse de poulets, expliquant que les services vétérinaires assurent le contrôle de toutes les maladies pouvant toucher la volaille.
‘’Depuis 2005, un arrêté interministériel interdisant l’importation de produits avicoles et de matériels usagers avait été pris’’, a rappelé le chef de la Division zoosanitaire au dudit ministère, le Dr Baba Sall, mercredi, au cours d’une conférence de presse.
Néanmoins, il a prôné une lutte constante contre les entrées illégales de volaille. ‘’Sur les entrées frauduleuses de poulets dans notre pays, dit-il, nous devons les combattre jusqu’à la dernière énergie.’’
‘’Si jusqu’à présent nous ne sommes pas infectés, on peut considérer que cette mesure d’interdiction a eu un rôle important dans cette préservation de la santé de notre secteur’’, a-t-il indiqué.
Afin de compléter cette mesure, a-t- il indiqué, un comité national de prévention de lutte contre la grippe aviaire a été mis en place. ‘’Le ministère ne s’était pas arrêté à ces mesures-là et a demandé à l’Organisation mondiale de la santé animale d’évaluer ces services pour nous permettre de voir nos point forts et faibles’’, a dit le Dr Baba Sall.
Ainsi, en 2010, cette organisation a initié une mission pour analyser les écarts par rapport aux normes standards. ‘’Nous avons ce document qui nous donne un plan quinquennal de mise aux normes’’, a-t-il signalé, assurant que la mesure ne sera pas levée tant que les services ne seront pas mis aux normes.
Selon lui, la filière avicole est en mesure de s’adapter au contexte mondial pour garantir aux consommateurs la disponibilité du poulet local, avec toute la qualité requise, et le maintien des prix à un niveau suffisamment attractif pour décourager les importations, avant toute levée de la mesure suspensive.
Parlant de la grippe aviaire, il a indiqué que même si on en parle aujourd’hui de moins en moins, la maladie n’a pas encore disparu. ‘’Les conditions qui prévalaient en 2005 et qui avaient justifié la prise de ces mesures là, existent toujours’’, a-t-il dit.
Malheureusement, a-t-il déploré, ‘’des gens qui sont trop attirés par l’appât du gain contournent cette mesure en introduisant frauduleusement des poulets ou des cuisses de poulets’’.
S’agissant du contrôle, il a invité l’administration douanière à plus de vigilance en coopérant avec les services vétérinaires sur le terrain. ‘’La Fédération des acteurs de la filière avicole a raison de s’inquiéter non pas qu’elle ne peut pas vendre, mais parce que l’introduction de la maladie pourrait déstructurer le tissu de production du poulet local’’, a prévenu le Dr Baba Sall.
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