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Les acteurs non étatiques de la société civile du Sénégal ont souligné, mardi à Dakar, la nécessité de lever les blocages autour du Programme national d’investissement agricole (Pnia) et invité l’Etat à les impliquer de manière consensuelle dans le processus de mise en œuvre.
Ces acteurs sont réunis en séminaire (du 12 au 14 octobre) sur le Pddaa (Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine) du Nepad organisé par Africa Lead, Action Aid et l’Agence américaine pour le développement international (Usaid). Venus d’associations de femmes, de producteurs ou groupements de producteurs, d’Ong internationales, et de partenaires au développement, ils comptent s’impliquer activement dans le Pnia, ce qui n’a pas encore été le cas depuis son démarrage en février 2010, selon les participants. ‘Depuis le début, on a fait cinq réunions, mais il n’y a pas un consensus fort.
Toutes nos tentatives ont été vaines’, a déploré Mme Khady Fall Tall, par ailleurs présidente de l’Association des femmes d’Afrique de l’Ouest (Afao) et signataire de ce programme pour la société civile ‘Il y a des problèmes, tout n’est pas rose dans ce processus du Pnia. Nous n’avons été invités à aucune réunion depuis qu’on nous a exclus de notre participation, il y a un an...’, a rappelé à l’assistance, Marius Dia, encadreur technique au Conseil national de concertation et de coordination des ruraux (Cncr). Pour les participants, il faut que l’Etat du Sénégal accepte qu’il a ‘commis une erreur’, et que ce programme Pnia risque d’échouer si les populations à la base ne sont pas impliquées.
Ouvert par Ndioba Diène, conseiller technique au ministère de l’Agriculture ce séminaire, rappelle-t-on, a pour but de renforcer les capacités des acteurs non-étatiques à mieux accroître leur participation au processus du Pnia, fils du Pddaa qui vise à augmenter de 6 % la productivité agricole en Afrique.
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