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Adoptée en 2004, la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (LOASP) sera l’objet d’un "plan d’action de relance" face aux lenteurs qu’elle a connues dans sa mise en œuvre, a appris l’APS lundi à Dakar.
L’adoption d’un "plan d’action de relance de la LOASP" est au centre d’un atelier d’évaluation de la disposition, ouvert lundi. Il est organisé en partenariat avec l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
L’atelier regroupe les cadres des ministères techniques impliqués, les parlementaires, la société civile, les organisations professionnelles ainsi que les partenaires techniques et financiers.
La rencontre de deux jours a pour objectif de partager l’état de mise en œuvre de la LOASP par l’ensemble des acteurs impliqués au développement du secteur agro-sylvo-pastoral et de relancer son déroulement.
Adoptée en 2004, la LOASP se veut un cadre global du développement agricole pour 20 ans en permettant au monde agricole de retrouver un rôle moteur dans la stratégie de croissance de l’économie sénégalaise dans son ensemble.
La LOASP prône un soutient au système de protection sociale, la création d’un Fonds national de développement, la création d’un Fonds d’aide à la modernisation des exploitations.
Trois programmes sont prévus pour son application avec le Programme national de développement agricole (PNDA), le Plan d’action forestier du Sénégal (PAFS) et le Programme national du développement de l’élevage (PNDE).
Lors de l’ouverture de l’atelier, le ministre de l’Agriculture, Khadim Guèye, a fait état de ‘’lenteurs’’ dans la mise en œuvre de la LOSP avec, outre les decrets d’applications, la mise en place de moyens. La rencontre va identifier toutes les ‘’contraintes’’ et trouver les ‘’solutions’’, a-t-il dit.
La LOASP se fonde sur 52 engagements avec des échéances allant de 3 mois à 20 ans. Ces engagements sont de quatre principaux ordres : des textes juridiques ; des politiques, stratégies, plans, programmes, systèmes et dispositifs ; des mécanismes de financement ; des mécanismes de concertation.
Au titre des instruments juridiques, ont été pris des décrets portant création d’un Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (FNDASP), d’un Conseil supérieur d’orientation agro-sylvo-pastoral, d’un Fonds de stabulation, le décret portant organisation et fonctionnement du système national de recherches agro-sylvo-pastorales.
Des décrets concernent également la reconnaissance, l’organisation et le fonctionnement des organisations interprofessionnelles agricoles (OIA), le Fonds GOANA relatif au régime de protection sociale pour les personnes qui exercent les métiers de l’agriculture, la Compagnie nationale d’assurance agricole (CNAAS).
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