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Marchés régionaux dynamiques
Une vingtaine d’Ong et organisations de producteurs appelle l’Etat à renforcer la concertation avec les acteurs non étatiques dans la réalisation des programmes sous-régionaux de développement de l’agriculture.
Les acteurs non étatiques veulent une plus grande implication de la société civile dans la mise en œuvre du programme national d’investissement agricole et du programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique. Ils ont formulé ce vœu,0 vendredi dernier, lors d’un atelier de trois jours, organisé à Dakar. Ce séminaire à l’initiative de l’Ong Actionaid, a vu la participation d’une vingtaine d’organisations de la société civile.
« L’information n’a pas été suffisante pour tous les acteurs. L’implication que l’Etat prétend avoir fait n’est pas ce qu’elle devait être. Il faut davantage impliquer la société civile », a dit Babou Ngom du Cadre national de concertation des ruraux (Cncr). Pour M. Ngom, l’implication des acteurs non étatiques permettrait au Sénégal d’avoir un programme national d’investissement agricole plus fiable et rentable pour le secteur agricole.
La mise en œuvre du Pnia requiert la mobilisation d’environ 1632 milliards de francs Cfa dont 84 % des ressources provenant de ressources extérieures et 16 % mobiliser par l’Etat. Selon les techniciens qui ont présenté le Pnia, l’Etat a mené des concertations autour de ce projet. Ce qui avait permis la signature de l’acte liant la société civile et le gouvernement du Sénégal pour la réalisation du Pnia. Ce programme détaillé de développement est un mouvement à l’échelle du continent pour la transformation sociale et de l’agriculture africaine de même que pour la garantie de la sécurité alimentaire. Il a été adopté par les chefs d’Etat Africains en 2003.
Marchés régionaux dynamiques
Son objectif est de réaliser des taux de croissance de 6 % par an dans la production agricole en 2015 pour chaque pays africain en augmentant les ressources allouées aux programmes agricoles jusqu’au moins 10 % des dépenses des gouvernements. Ceci en développant des marchés régionaux dynamiques et en intégrant les agriculteurs dans ces marchés.Selon Mignane Diouf du Réseau africain pour le développement intégré (Radi), le Pnia est voué à l’échec. « Nous ne pouvons pas confier 84 % de notre destin à des organisations extérieures à l’Etat.
Ce programme nécessite que les gouvernants allouent plus de ressources », a dit M. Diouf. Dans la même veine, Mme Khady Fall Tall, présidente de l’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest (Afao), a plaidé l’implication des femmes dans la réalisation du Pnia. « Les femmes sont en première ligne dans le développement de l’agriculture. Les ressources qui seront injectées dans le Pnia doivent prendre en compte les femmes », a souligné la présidente de l’Afao.
Le représentant-résident de l’Ong Actionaid, Moussa Faye, a appelé l’Etat à renforcer le dialogue avec les acteurs non étatiques. M. Faye a estimé que la réalisation des programmes agricoles doit prendre en compte les petits producteurs. Pour lui, ces producteurs ne doivent pas être dépouillés de leurs terres au nom de la mise en œuvre des programmes agricoles. Des conditions leur permettant de jouer pleinement leur rôle doivent être crées, selon M. Faye.
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