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Dakar, 24 oct (APS) – Neuf décrets d’application seulement ont été pris sur les 52 prévus pour la mise en œuvre de la Loi d’orientation agro-sylvo pastorale (LOASP), a annoncé lundi à Dakar le ministre de l’Agriculture Khadim Guèye.
M. Guèye s’exprimait à l’ouverture d’un atelier d’évaluation de la mise en œuvre de la LOASP, une rencontre organisée par son département et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).
Des agents d’autres ministères concernés par l’application de cette loi, des parlementaires, des représentants de la société civile et des organisations paysannes, ainsi que des partenaires techniques et financiers de l’Etat du Sénégal participent à cette rencontre de deux jours.
La LOASP se fonde sur 52 engagements avec des échéances allant de trois mois à 20 ans. Ces engagements concernent les stratégies, plans, programmes, mécanismes de financement, parmi d’autres aspects.
Concernant le volet instruments juridiques, des décrets ont été pris en vue de la création du Fonds national de développement agro-sylvo pastoral (FNDASP), du Conseil supérieur d’orientation agro-sylvo pastoral et du Fonds de stabulation. Un décret est aussi consacré à l’organisation et au fonctionnement du système national de recherche agro-sylvo pastorale.
D’autres décrets concernent la reconnaissance, l’organisation et le fonctionnement des organisations interprofessionnelles agricoles (OIA), le Fonds GOANA (Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance) relatif au régime de protection sociale pour les personnes exerçant les métiers de l’agriculture et la Compagnie nationale d’assurance agricole (CNAAS) .
Khadim Guèye a fait état de ‘’lenteurs’’ dans la mise en œuvre de la LOASP, dans la préparation de ses décrets d’application comme dans la mise en place de ses moyens. La tenue de l’atelier permettra d’identifier les ‘’contraintes’’ et de trouver les ‘’solutions’’ à ces manquements, a-t-il dit.
Le Sénégal s’est doté en 2004 de la LOASP, qui est un cadre de développement de l’agriculture pour les 20 prochaines années. Son objectif est d’asseoir le développement rural sur une exploitation agricole familiale, en plus de moderniser et promouvoir l’entrepreneuriat agricole.
La LOASP doit aussi faciliter la réduction de l’impact des risques climatiques, économiques, environnementaux et sanitaires par la maîtrise de l’eau, la diversification des productions et la formation des ruraux. Elle aura l’avantage, selon le ministre de l’Agriculture, d’améliorer la sécurité alimentaire de la population et de réaliser à terme la souveraineté alimentaire du pays.
Aussi doit-elle contribuer à l’amélioration des revenus et du niveau de vie des populations rurales et la mise en place d’un régime de protection sociale à leur profit.
La mise en place de services sociaux au profit des producteurs et d’un fond national de la recherche font également partie des objectifs de la loi, a indiqué Khadim Guèye.
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