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L’assurance récolte au sévi des paysans Alors que l’agriculture demeure le principal secteur économique en Afrique en général et dans la sous-région en particulier, aucun outil de gestion des risques n’est aujourd’hui proposé aux agriculteurs pour sécuriser leurs revenus. Raison pour laquelle, PlaNet Guarantee et le Global index insurance facility (Giif), un programme de la société financière internationale (Ifc) ont décidé de mettre en place la première plate-forme régionale microassurance agricole indicielle au Sénégal dans le but de protéger les acteurs de ce secteur.
L’agriculture qui investit 30 % du Produit intérieur brut (Pib) des pays de l’Afrique de l’Ouest et 70 % de la population active, est confrontée aujourd’hui, à des risques très élevés liés aux aléas climatiques. Mais aussi à la non disposition d’outils technologiques capables de différer tous ces fléaux. À cet effet, PlaNet Guarantee en partenariat avec la Société financière internationale a décidé de lancer le « Projet assurance récolte en Afrique de l’Ouest » ce mardi, 25 octobre dans la capitale sénégalaise, afin de concevoir et mettre en place des solutions d’assurance indicielles déjà entamées au Burkina Faso et au Mali, notamment sur le maïs et le coton.
« Au Sénégal par contre, la tendance sera encrée sur l’arachide », a fait savoir Mathieu Dubreuil, chef de projet Assurance Récolte Sahel, lors de la cérémonie de lancement de cette structure qui marque le démarrage officiel du projet dans ce pays. Selon M. Dubreuil, l’objectif de ce projet est de mettre en place des systèmes d’assurance agricole paramétrique dans quatre pays de l’Uemoa (Sénégal, Mali, Burkina Faso et Bénin), même si le projet cible sept pays de l’Afrique de l’Ouest à compter la Côte d’Ivoire le Niger et le Togo. « Ce mécanisme devrait permettre de couvrir au minimum 60.000 personnes d’ici fin 2015, et sensibiliser plus de 165.000 agriculteurs à l’assurance agricole », a-t-il déclaré. Il poursuit que le projet va permettre aussi de nouer des partenariats avec des compagnies d’assurance et réassurance locales et internationales afin de développer des indices, concevoir des produits d’assurance et assurer la souscription et la gestion des contrats. Mais aussi, il va permettre de faire le lien entre les canaux de distribution et les assureurs et réassureurs, tout en mettant en place les outils de communication, de formation et de sensibilisation à destination des agriculteurs. Cependant, le projet compte par ailleurs, centraliser et diffuser l’information à l’ensemble des partenaires.
En ce qui concerne « l’assurance indicielle », M. Dubreuil explique qu’il s’agit d’une assurance liée à un paramètre, tel que « la pluie, la température, l’humidité ou les rendements moyens des cultures ». Mais ne couvre pas la perte réelle, suite à un sinistre donné. Ce projet, d’une durée de 5 ans a un budget de 4,4 millions de dollars américains soit environ1 milliard 800 millions de Francs Cfa.
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