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Mbour, 22 nov (APS) - Le premier vice-président du Collectif national des interprofessions de la pêche artisanale au Sénégal (CONIPAS), Gaoussou Guèye, a invité lundi, les partenaires au développement à faire une évaluation de leur soutien à ce secteur en Afrique.
M. Guèye s’exprimait à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la pêche, qui s’est tenue à Mbour, à l’initiative de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA).
"En termes de bonne gouvernance et de transparence dans le secteur de la pêche en Afrique et, surtout, au Sénégal pendant dix ans, les projets et programmes n’ont absolument rien servi aux populations", a constaté Gaoussou Guèye, par ailleurs secrétaire général de la CAOPA.
"C’est parce que ces projets et programmes sont mal planifiés et qu’il n’y a pas eu d’évaluation’’, a-t-il expliqué, ajoutant que ’’les populations sont peut-être associées dans l’élaboration de ces documents".
"Et là, nous attirons l’attention des partenaires au développement, pour qu’ils essaient eux-mêmes d’évaluer l’argent qu’ils injectent dans le secteur de la pêche", a lancé Gaoussou Guèye, apr ailleurs coordonnateur de la journée mondiale de la pêche.
Selon lui, il y a même certaines ONG et des voix au sein de l’administration des pêches qui soutiennent que les populations côtières deviennent de plus en plus pauvres.
"Ce sont ces projets et programmes qui les rendent encore beaucoup plus pauvres. Parce qu’ils n’ont aucun impact dans la vie de ces communautés côtières", a-t-il accusé.
D’après lui, 80 pour cent des débarquements au Sénégal sont l’œuvre de la pêche artisanale et que 90 pour cent des Sénégalais consomment du poisson.
"Si on brade ces ressources pélagiques côtières, les populations de Tambacounda (est), Diourbel (centre) et toutes ces localités qui n’ont pas de débouchées sur le littoral ne vont plus consommer du poisson", avertit Guèye.
Source : Agence de presse sénégalaise (APS)
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