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L’accaparement des terres est une préoccupation majeure des organisations paysannes. Face à la presse hier, le Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) qui dit être satisfait de l’organisation du Forum social mondial demande à la société civile de la Cedeao de se pencher le plus rapidement sur la question du foncier.
Le Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) a tiré un bilan satisfaisant de sa participation au Forum social mondial (Fsm). En conférence de presse hier pour faire la présentation de leur programme de communication de développement de la Cedeao, les membres du Cncr demandent à la société civile de cet espace communautaire de se pencher le plus rapidement sur la question du foncier. « Pour nous, il y a un élément de satisfaction à travers une mobilisation de la société civile, de la diaspora, pour manifester les difficultés qui sévissent dans le monde à savoir l’accaparement des terres, la mal gouvernance », explique Samba Guèye, président du Cncr.
M. Samba Guèye, sur un autre registre, a indiqué qu’il y avait quelques dysfonctionnements dans l’organisation. Mais, dit-il, « ce n’est pas grave ». Ce qu’on peut dire, c’est que la 2ème édition du Forum social mondial qui s’est passé en Afrique est une grande satisfaction. « Parce que nous avons, lors du forum, beaucoup partagé à travers des conférences sur l’accaparement des terres et les ressources naturelles qui sont des préoccupations majeures de la société civile », retient-il tout en ajoutant : « il y aura une évaluation de tous les travaux que nous avons effectués pour essayer d’en tirer des enseignements et rendre compte à la base. Nous pensons qu’à la fin du forum, la société civile de la Cedeao va s’occuper sérieusement de la question foncière qui est une préoccupation majeure.
Les responsables de l’organisation paysanne ont profité de cette conférence de presse pour dire leur souhait de voir une organisation du suivi des acquis. « Nous sommes très satisfaits de l’organisation du forum. En tant que femmes rurales, nous avons eu la chance d’y participer et le Cncr nous a beaucoup aidées », témoigne Mme Julie Cissé, membre de la délégation de l’organisation paysanne de Thiès. Elle indique cependant que « le suivi des travaux déjà entamés est très important, compte tenu des problèmes liés à l’accès à l’eau, à la terre et aux ressources financières ». Pour sa part, Ernest Pedro du Bénin a dit : « le forum a été un succès, l’Afrique avait un défi à relever et il l’a fait. Et le Bénin en a beaucoup tiré grâce aux échanges. Cependant, il faudrait qu’il y ait un suivi de tout ce qu’on a fait, sinon les 5 jours d’échanges seront inutiles ».
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