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Dakar, 27 déc (APS) – Le coordonnateur du Réseau des organisations de la société civile pour la sécurité et la souveraineté alimentaire du Sénégal (ROSA) Zacaria Sambaké a appelé mardi à Dakar les autorités sénégalaises à opérer ‘’une discrimination positive’’ en faveur des femmes, en leur accordant la priorité dans le financement de l’agriculture.
‘’Nous proposons qu’on fasse une discrimination positive sur […] le Plan national d’investissement agricole du Sénégal (PNIA), en faveur des femmes’’, a lancé M. Sambaké en marge d’un atelier sur ‘’la prise en compte des droits des femmes et du genre dans les politiques et programmes agricoles’’.
Cette ‘’discrimination positive’’, a-t-il ajouté, permettra de faire en sorte que ‘’les femmes, surtout celles du monde rural, puissent tirer le maximum de profits’’ du PNIA, qui est mis en œuvre par le gouvernement du Sénégal.
Aussi a-t-il émis l’idée de ‘’réduire [le nombre des] intermédiaires qui entrent dans le circuit de production’’, laissant entendre que bon nombre d’entre eux empêchent les producteurs agricoles de tirer profit des fruits de leur travail.
‘’On a constaté que même si l’Etat met de l’argent, il y a les intermédiaires qui, aujourd’hui, bénéficient en grande partie des financements et des subventions. Il faudrait qu’on assainisse le financement du secteur agricole’’, a-t-il recommandé.
‘’Le financement du secteur est très, très important pour qu’on puisse atteindre les objectifs. Mais, il faudrait que ces financements puissent toucher les véritables producteurs, dont les femmes. Il faut un financement intelligent, qui puisse toucher directement les véritables agriculteurs et les populations’’, a suggéré Zacaria Sambaké.
Le ROSA avait lancé en 2010 une étude pour faire l’état des lieux de la prise en compte du genre et des droits des femmes dans les politiques et programmes agricoles. Cette étude axée sur les campagnes agricoles 2010-2011 et 2011-2012 doit favoriser les échanges entre les acteurs agricoles sur le rôle des femmes dans ce secteur.
Elle devait aussi proposer des ‘’axes de plaidoyer’’ pour une prise en charge effective du genre et des droits des femmes dans les politiques et programmes agricoles, selon ce réseau.
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