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Dakar, 4 jan (APS) - La filière de l’engrais au Sénégal est caractérisée par une prédominance des programmes de l’Etat, malgré la libéralisation, en cours depuis 1980, selon une étude sur ce secteur dont les résultats ont été présentés mercredi à Dakar.
’’C’est l’Etat qui détermine l’accès au crédit fixant le niveau minimum de fabrication/importation et les prix maximum de cession aux producteurs’’, a dit le consultant Amadou Abdoulaye Faye, maître d’œuvre de l’étude.
‘’Le rôle central de l’Etat, à travers la subvention, pose aussi problème aux opérateurs privés pour la constitution de stocks à vendre en dehors des programmes’’, a indiqué Amadou Abdoulaye Faye.
L’étude, note M. Faye, déplore ‘’ l’incapacité ‘’ des Industries chimiques du Sénégal (ICS/SENCHIM) de satisfaire la demande nationale en engrais. Elle révèle en même temps que ’’le manque de statistiques fiables empêche de déterminer les quantités d’engrais vendus en dehors du Programme agricole’’.
’’La mise en place à temps du Programme agricole, la transparence dans les marchés des engrais subventionnés’’ font également partie des principales recommandations de l’étude visant les contraintes pour une utilisation accrue de l’augmentation et l’amélioration de la filière engrais.
L’étude a pour objectif de permettre de faire le point sur les résultats du diagnostic ainsi que les perspectives de développement de la filière engrais mais aussi de partager un plan d’actions visant à améliorer la filière engrais ainsi que la mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation.
Dans le cadre de l’appui que l’USAID apporte au ministère de l’Agriculture pour accompagner les réformes et initiatives dans le secteur agricole, l’USAID à travers le Projet Croissance Economique (USAID/PCE) a financé en 2010 une étude sur la filière de l’engrais au Sénégal.
Cette analyse a été finalisée en 2011 et complétée par un diagnostic approfondi du dispositif de cession des engrais subventionnés.
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