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La Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (Saed) évalue la production, lors de la campagne de contre saison chaude 2011, à 340 mille tonnes pour le riz, 91 500 et 121 867 tonnes pour respectivement la tomate et l’oignon.Les résultats ont été donnés, hier, à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux organisée par la société.
(Correspondance) - La Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (Saed) évalue la production de riz lors de la campagne de contre saison chaude 2011 à 340 mille tonnes. Des rendements de pointe de 13 tonnes à l’hectare ont été relevés dans certaines zones de culture. Selon le Directeur général adjoint de la Saed, qui a livré ces résultats, ‘ces augmentations régulières de la production de riz ont permis de limiter les achats de ce produit à l’étranger’. A en croire Mor Diop, en 2010, le Sénégal n’a importé que 650 789 tonnes de riz. Ce qui, dit-il, est le niveau le plus bas depuis 2001. Cela a également favorisé la baisse de la valeur des importations de riz qui est passée de 286 milliards à 140 milliards de francs Cfa en 2010, a-t-il indiqué. Une baisse qui, souligne-t-il, a permis l’augmentation de la production locale dont essentiellement celle de la Vallée du fleuve Sénégal.
Il relève également que 91 500 tonnes ont été obtenues pour la tomate, 121 867 tonnes pour l’oignon contre seulement 85 352 tonnes en 2010. D’après le Dga de la Saed, les résultats sont issus d’un renforcement des actions d’appui et de conseil en direction d’un monde agricole de plus en plus professionnel. Ce qui lui fait dire que, dans le moyen terme, la couverture des besoins nationaux pourrait être entretenue. D’autres cultures de diversification, telles que la patate douce, le gombo et l’arachide ont, également, obtenu des succès.
Pour Diop, le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) et la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) ont permis d’améliorer et d’élargir de manière substantielle la base productive. Il a aussi souligné qu’une superficie de 8 300 ha de périmètres irrigués a été réalisée et viabilisée. Ce qui porte les superficies aménagées à 102 525 ha sur lesquels 71 872 ha ont été exploitées, dont 55 660 ha pour la culture du riz. Ce, grâce à une bonne maîtrise de l’eau dans les axes hydrauliques suite aux travaux réguliers de maintenance et la mise en service du canal de Krankaye, a-t-il fait savoir.
Par ailleurs, fait remarquer Diop, la Saed s’est engagée dans des investissements publics. ‘En 2011, le montant des études engagées se chiffre à 10,3 milliards de francs Cfa pour la réalisation de périmètres irrigués, d’aménagements structurants et de pistes de désenclavement’, a-t-il rapporté, lors de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux organisée hier dans l’enceinte de la société.
Pour le Dga de la Saed, les objectifs sont fixés pour atteindre l’autosuffisance alimentaire en riz au terme de la 10e Lettre de mission. Cette mission est en cours d’élaboration et va lier la Saed à l’Etat pendant les trois prochaines années. Selon lui, le programme d’investissement qui l’accompagne est estimé à 165 milliards de francs Cfa et est financé par les principaux partenaires au développement que sont l’Afd, la Boad, la Bdea et la Coopération américaine.
Pour le Directeur général de la Saed, Mamoudou Dème, les défis qui interpellent très prochainement sa société seront liés, d’une part, à la disponibilité de l’eau dans les axes hydrauliques. ‘Les défis seront également liés à l’augmentation de la production, à l’accroissement des besoins en termes de préparation des sols, aux travaux de récoltes et post récolte, à la transformation et au conditionnement’, pense-t-il.
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