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Ziguinchor, 6 jan (APS) - La production agricole 2010-2011 dans la région de Ziguinchor (Sud) est nettement en deçà de celle de l’année dernière à cause de la rupture de la pluviométrie constatée vers la fin de l’hivernage, a déploré vendredi Malamine Sané, le coordonnateur régional de la Fédération des organisations non gouvernementales du Sénégal-Action paysanne (FONGES).
‘’L’Etat dans le cadre du processus d’accompagnement des producteurs, a accepté de mettre en place des intrants, des semences et parfois du matériel. Mais, il y a un facteur déterminant qui n’est contrôlé par personne, c’est le facteur de la pluviométrie’’ a-t-il dit lors d’un point de presse.
Des responsables du Cadre national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) sont en tournée dans la région de Ziguinchor pour rencontrer les producteurs, afin de tirer le bilan de la campagne agricole 2010-2011.
‘’Au début de l’hivernage, il y avait beaucoup d’espoir, parce qu’il y avait une pluie abondante. Mais, vers la fin de l’hivernage, il y a eu une rupture qui a créé, par moment et par endroit, des poches qui font que la production attendue ne sera pas réalisée’’, a expliqué M.Sané, par ailleurs président de l’Association des jeunes agriculteurs de Casamance (AJAC).
‘’En 2010, 120 tonnes de riz de certifié de semences pluviales ont été réalisées par l’Entente de Diouloulou. Cette année, nous n’atteindrons même pas la moitié’’, a, de son côté déploré Arona Diédhiou, premier vice-président de la coordination régionale de la FONGES.
Selon M.Diédhiou, la baisse de la production rizicole découle de l’arrêt précoce des pluies qui n’a pas permis au riz d’atteindre sa maturité. En perspective de la campagne agricole 2011-2012, il a invité le gouvernement à mettre en place les intrants avant fin mai, à cause de l’installation précoce de l’hivernage dans la partie méridionale du Sénégal.
Concernant le secteur de l’élevage, les producteurs se sont félicités du programme d’insémination artificielle mis en place par le gouvernement dans le cadre du renforcement de la production laitière du Sénégal.
Cependant, ils ont noté des difficultés relatives au suivi des animaux inséminés en termes d’aliments et de soins vétérinaires, estimant que l’augmentation de la production laitière contribuera à réduire les importations dans ce domaine.
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