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Tambacounda, 8 jan (APS) - Une baisse de 60% a été notée sur la production céréalière du pays, en raison du déficit pluviométrique et hydrologique enregistré lors du dernier hivernage, a indiqué dimanche à Tambacounda, le secrétaire général du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) Modou Ngom.
Le secrétaire général du CNCR, à la tête d’une délégation de l’organisation paysanne en tournée dans le pays, a relevé qu’ ‘’en raison du déficit pluviométrique et hydrologique, la production céréalière a connu une baisse qui n’est pas homogène sur le territoire national’’. Même si elle est inégale à travers le pays, cette baisse est estimée à 60%, a indiqué Modou Ngom.
Lors d’une rencontre entre la délégation de responsables paysans et des producteurs de la région, visant à s’enquérir de la situation du monde rural, à l’issue de la campagne agricole 2011-2012, une dizaine d’orateurs ont attiré l’attention sur le déficit pluviométrique et hydrologique et son corollaire, la baisse de la production céréalière.
Le CNCR veut, par le truchement de sa tournée nationale, échanger avec les populations rurales sur, outre les résultats de la campagne agricole 2011-2012, la commercialisation des productions, la sécurité alimentaire en milieu rural et la gestion du foncier.
‘’Déjà, le kilogramme de mil est vendu à 225 francs à Sinthiou-Malème’’, a signalé Mamadou Diang Diallo, producteur originaire de cette localité du département de Tambacounda. Il a fait part de son inquiétude quant à cette situation qui risque de s’empirer au fur et à mesure que l’hivernage s’approchera.
Pour ce paysan, la situation du monde rural est ‘’critique, en ce sens que rien n’a été récolté. Pas de mil, ni de riz, de coton, encore moins d’arachide’’.
La production de banane a aussi baissé, a indiqué pour sa part, Valentin Mbengue, président de l’Association des producteurs de la vallée du fleuve Gambie (APROVAG). Il a imputé les difficultés rencontrées dans les périmètres bananiers à un système d’irrigation défectueux, qui rend difficile l’accès aux conditions d’une récolte de qualité, apte à pénétrer le marché national.
La situation est la même dans le département de Bakel, a dit Moctar Bâ, Président de l’Association pour la rénovation du Boundou (ARV). M. Bâ, producteur du département de Bakel, a souligné que la campagne ‘’n’est pas des meilleures’’, à cause de divers facteurs, surtout le retard pluviométrique.
Quand les pluies sont finalement tombées, il y a eu énormément de quantité de pluies en quelques jours et elles se sont arrêtées, a-t-il expliqué.
‘’Ceci a annihilé tous les espoirs de cette campagne hivernale’’, a poursuivi Moctar Bâ, non sans évoquer les inondations. Le fleuve Sénégal étant sorti de son lit, avait envahi 300 hectares de riz aménagés à Bakel et à Moudéry.
Les producteurs riverains de la Falémé n’ont pas été épargnés, et ‘’la situation alimentaire issue de cette campagne sera catastrophique’’, avec le kilogramme de mil se vendant déjà sur le marché à 250 francs, soit 25.000 F le sac de 100 kg.
Tout en soulignant les problèmes d’approvisionnement des paysans, le président de l’ARV a relativisé en signalant que ‘’l’espoir est permis avec l’horticulture qui se pratique’’ dans la zone.
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