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Les ministres de l’Agriculture et de l’Elevage ont présidé hier l’ouverture de la 13e édition de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales (Fiara). Une occasion pour éleveurs et agriculteurs d’exposer les problèmes rencontrés dans ces deux secteurs.
Les agriculteurs et les éleveurs ont égrené hier un chapelet de doléances. Ces professionnels du monde rural ont fait part de leurs préoccupations pour promouvoir leur secteur d’activité. La fédération de groupement de femmes productrices de la région de Saint Louis a fustigé l’importation du riz des pays asiatiques. De l’avis des membres de ce groupement, les Sénégalais ne sont pas patriotes. « Ils ne veulent pas consommer le riz local, pourtant notre production est meilleure que celles qui sont importées », tonne leur porte-parole. Pour cette dernière, les femmes qui soutiennent que ce riz n’est pas de qualité, ne savent pas le préparer. Face au ministre de l’Agriculture, ce groupement de femmes a exprimé son souhait de disposer de rizières, afin de multiplier leur production.
Le thème de cette 13e édition est axé sur les technologies, en rapport avec la souveraineté alimentaire. Une occasion pour les sociétés chargées d’équiper les paysans de faire part de leur regret. Elles ont déploré la cherté du matériel agricole qui constitue un obstacle pour la promotion de l’agriculture sénégalaise. Ces investisseurs sont d’avis que la baisse du coût du matériel permettra aux paysans de mieux travailler la terre.
Pour Ousseynou Sakho, directeur de l’Elevage, les potentiels de notre pays ne sont pas suffisamment exploités par les éleveurs, du fait du manque de moyens. « Ce n’est pas facile d’exposer toutes les ressources animales lors de la Fiara. L’exposition demande des moyens financiers colossaux », regrette le directeur de l’Elevage. M Sakho est revenu sur le plan national de développement de l’élevage. « Ce plan mis en œuvre depuis quelques années prône une démarche participative. Il a été placé dans chaque région avec l’appui de la banque mondiale », informe-t-il. Poursuivant, « ce programme met à nu les préoccupations des différents acteurs de l’élevage et s’inscrit dans le cadre de la loi sylvo pastorale ».
Le ministre de l’Agriculture, Benoît Sambou après avoir visité les stands, a promis de se pencher sur les préoccupations des agriculteurs dès sa prise de fonction. « Il faut que le matériel soit accessible pour les cultivateurs », dit-il. Pour y arriver, Benoît Sambou a demandé aux banques de crédit agricole de subventionner l’équipement et revoir le taux d’intérêt. Dans la même veine, son collègue Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage, dira que le monde rural doit être mieux soutenu. « Les éleveurs sont très engagés, l’élevage n’est pas le parent pauvre de l’agriculture », lance-t-elle. A l’en croire, les agriculteurs sont en même temps des éleveurs. « Il nous appartient de valoriser ce secteur, appuyer les acteurs pour atteindre l’autosuffisance alimentaire », soutient le maire de Louga. Aminata Mbengue Ndiaye reste convaincu qu’avec la volonté politique, il est possible de booster l’élevage au Sénégal.
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