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Le déficit alimentaire se localise ’’particulièrement’’ dans les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et en Casamance, a soutenu, mardi à Dakar, Moussa Faye, le représentant résident de l’ONG internationale Actionaid au Sénégal.
‘’Le déficit alimentaire est localisé de façon assez particulière dans les régions de Matam, Tambacounda et Kédougou, autour de Diourbel et aussi au sud en Casamance’’, a-t-il indiqué, en marge d’une table ronde, organisée sur les activités de son ONG à la Foire internationale des produits agricoles et des ressources animales (FIARA).
La rencontre qui ‘’coïncide également avec la Journée internationale de la lutte paysanne, est, selon ses initiateurs, un moment fort de plaidoyer pour plus de justice sociale dans le monde’’. Elle était destinée à offrir aux participants un cadre d’échanges sur la sécurité alimentaire et les enjeux du foncier au Sénégal.
Selon M. Faye, ce déficit alimentaire noté dans ces parties différentes partie du pays est une situation qui a été identifiée et décrite depuis la fin de l’année dernière.
‘’Mais, a-t-il fait savoir, au début de l’année, nous sommes entrés dans une période électorale et la question de la famine ou de la crise alimentaire étant très sensible, elle a été mise en bémol pendant toute cette effervescence électorale’’.
Le représentant résident d’Actionaid a ajouté : ‘’Aujourd’hui que tout s’est bien passé, nous pouvons revenir très rapidement sur cette question, parce qu’il faut apporter des solutions de façon urgente au déficit vivrier qui sévit dans le monde rural’’.
Sur l’engagement des bailleurs et partenaires techniques à accompagner le Sénégal à couvrir ce déficit alimentaire estimé, à l’issue d’un récent conseil interministériel, à près de 43 milliards de francs, Moussa Faye a répondu : ‘’j’imagine que ces montants avancés correspondent à l’ampleur du besoin qui est posé’’.
Plusieurs acteurs du monde rural ainsi que des représentants d’organisations paysannes ont pris part à la rencontre.
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