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La question foncière demeure toujours d’actualité au Sénégal. Hier, à la maison de la Culture Douta Seck, dans le cadre d’« un forum de réflexion sur la problématique et les enjeux d’une politique foncière, levier d’un développement durable », agriculteurs, représentants de l’Etat et ceux d’Enda Protection naturelle (Enda Pronat) ont encore débattu du thème pour essayer de trouver des solutions.
Mariam Sow, coordonnatrice d’Enda Pronat a déclaré fermement : « nous exigeons un audit du foncier urbain et rural comme l’Etat l’a annoncé pour les finances ». D’avis qu’il n’y a aucune transparence dans l’octroi des terres », Mme Sow de pester : « quand on a lancé la Goana, on a demandé aux ministres et députés de se trouver des terres. Certains ont leurs délibérations dans leurs poches, mais ne font rien sur ces terres, car étant des agriculteurs du Dimanche ». Raison pour laquelle, Mme Sow invite les autorités à « remettre ces terres aux populations ». Mieux, elle attend d’elles à définir « une politique foncière et agricole claire, investir sur l’agriculture et accepter de prendre des engagements et faire preuve de volonté ». Précisant que « l’accaparement des terres est un phénomène, mais le processus semble s’arrêter », la coordonnatrice d’Enda Pronat d’indiquer que, « ce n’est pas une raison pour dormir, il faut continuer le combat et surtout interpeller les nouvelles autorités. Qu’elles sachent que certains continuent à posséder et à exploiter la terre des populations ».
Outrée par ce qui se passe dans le domaine foncier, Mme Sow trouve « inacceptable de laisser notre agriculture aux ‘’spolieurs’’ ». Selon elle, « il n’y a pas beaucoup de terres et « si on dilapide tout, on risque d’hypothéquer l’avenir de la génération future ». Interpellant les députés, elle les exhorte à « arrêter d’avoir cet esprit de clientélisme, de se mettre qu’au service du parti, en oubliant les populations ». Représentant le ministre de l’Agriculture, Ibrahima Sagna de la Direction de l’Analyse des statistiques a souligné que, depuis 2004, la loi sur la réforme foncière traîne. Ainsi, il appelle les différents acteurs à se concerter pour que l’Etat puisse « intensifier, diversifier et développer l’agriculture ». A l’en croire, « trouver une réforme consensuelle qui fédère les intérêts de tous » est nécessaire pour mieux prendre en compte les préoccupations des populations. Ce forum a aussi servi de tribune pour plaider la cause des femmes pour l’accès à la terre.
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