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Selon le ministre, le projet a pour objectif global de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté des populations rurales de notre pays. Il va renforcer les capacités des institutions de recherche et permettre de développer des synergies et des collaborations entre les chercheurs.
Il a assuré que le gouvernement, à travers son ministère, soutiendra l’Isra et l’accompagnera pour rendre son centre régional de recherche agricole de Djibélor, sis à Ziguinchor, plus apte à prendre en charge la demande de recherche qui est très variée dans la région naturelle de Casamance.
Par ailleurs, Benoît Sambou a exhorté les chercheurs et leurs collaborateurs au développement (services techniques de l’Etat, projets et autres Ong) à tout mettre en œuvre pour réussir l’exécution de ce projet. Il a estimé que ce sera le meilleur remerciement que nous pourrons donner aux bailleurs de fonds (Union européenne) et l’Union africaine, ainsi qu’aux pouvoirs publics qui font de l’agriculture un secteur prioritaire pour la croissance et le développement socio-économique de nos trois pays.
Les activités du projet devront porter sur la production et la mise à disposition des semences de variétés améliorées des espèces de céréales les plus cultivées dans la zone (riz, mil, maïs, sorgho et fonio). Le projet va se consacrer également à l’amélioration des techniques de production des céréales ciblées, ainsi qu’à la reconstitution des ressources phylogénétiques des arbres fruitiers et forestiers menacés.
Il s’investira aussi dans la gestion des espèces ligneuses et des plantes à racines et tubercules (manioc et pomme de terre).
Egalement à l’optimisation des itinéraires techniques de production des plantes à racines et tubercule, à l’étude des filières agricoles (mangue, fruits forestiers, mil, maïs, sésame, blé). La promotion de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles ne sera pas occultée, de même que le renforcement des capacités des institutions et des acteurs, y compris le secteur privé.
A en croire le directeur général de l’Isra, le Sénégal partage ce projet avec la Gambie et la Guinée-Bissau qu’il a considérées comme deux pays qui ont subi les méfaits du conflit armé, en particulier dans leurs zones limitrophes de la Casamance.
Signalons que le projet de l’Union africaine, coordonné par Saliou Djiba (chef du centre de recherches agricoles de Djibélor), est financé par l’Union européenne pour une durée de 3 ans (2012/2014).
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