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‘’Il s’agira, pour nous, de mettre en place un programme national de reconstitution du capital semencier’’, a dit Benoit Sambou, en tournée dans la région.
Il a indiqué, lundi, qu’une instruction a été donnée dans ce sens par le président de la République, et ‘’dans quelques jours’’, ses services s’attèleront à cette tâche, en collaboration avec les partenaires et les bailleurs.
Ce programme passera, entre autres, par l’implantation de banques céréalières et de fermes de production de semences de qualité ; la recherche sera également mise à profit avec l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).
Benoit Sambou, qui a visité les bananeraies de Gouloumbou, dimanche, a lancé lundi le programme de distribution d’intrants alloués par la FAO aux producteurs vulnérables des régions de Ziguinchor, de Kolda, de Sédhiou, de Matam et de Tambacounda.
Après une rencontre, le même jour, avec les cadres de la SODEFITEX, il a visité le silo, d’une capacité de stockage et de conservation de 1.000 tonnes de maïs, et la minoterie de cette entreprise où sont transformées des céréales, comme le mil et le maïs, en différents produits.
Il s’est rendu à Sinthiou Malème pour y visiter la station de l’ISRA, ainsi que la banque céréalière de cette localité et le secco de la coopérative de producteurs.
Le docteur Abdou Ndiaye, Directeur du centre de recherches zootechnique de Kolda, qui couvre les régions de Kédougou et de Tambacounda, a dit rejoindre ‘’parfaitement’’ le ministre, quant à la nécessité de faire participer l’ISRA à la reconstitution du capital semencier.
Il a cependant demandé, pour ce faire, que les stations de l’ISRA soient appuyées dans la maîtrise de l’eau, ‘’surtout (en) matériel d’irrigation’’, si l’on veut qu’elles fassent deux récoltes par an. ‘’La matière grise existe et les producteurs sont formés’’, a-t-il dit, non sans suggérer également l’introduction de la variété de riz Nérica.
A la banque céréalière de Sinthiou Malème, Benoit Sambou a indiqué que son ministère compte implanter des banques céréalières dans les localités qui n’en ont pas, et demander à celles déjà existantes, d’introduire un volet semences.
Le secrétaire général de cette banque, Macky Ndiaye, a noté que si les 152 membres, qui sont des cultivateurs, disposent de semences, des intrants et d’un bon encadrement, ils pourront, en tant que cultivateurs, valablement participer à la production de semences dans le cadre de ce programme.
M. Ndiaye a noté que la structure, qui a un stock de 12,8 tonnes, a besoin d’un appui en vivres, comme en ont bénéficié d’autres banques, de la part du Programme alimentaire mondial (PAM).
Ce à quoi Benoit Sambou a répondu, en expliquant que cette première phase de distribution n’était qu’un début de cette opération qui se fait de manière progressive, en fonction des zones qui sont le plus dans l’urgence.
Pour M. Sambou, les 16 milliards de francs que l’Etat a débloqués cette année pour l’achat de semences, pourraient servir à d’autres fins, comme l’achat de matériel agricole.
A la coopérative de Sinthiou Malème, il a sensibilisé les membres de cette structure sur l’importance de conserver les semences qu’ils produisent, et de ne pas les vendre aux opérateurs qui, à leur tour, vont les revendre plus cher, à l’approche de l’hivernage, à l’Etat. Lequel va les céder à un prix subventionné aux producteurs.
Le ministre de l’Agriculture a fait part de la volonté du gouvernement de ‘’ramener les coopératives’’ agricoles, estimant que ‘’c’est dans un cadre organisé qu’on peut développer l’agriculture’’. ‘’Il faut que l’on arrête de faire chacun comme il veut, que l’on soit plus solidaire’’, a-t-il lancé.
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