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La filière de l’horticulture a connu une performance considérable, selon les acteurs de l’agriculture. Réunis hier, autour d’un atelier de partage et de validation du projet de plan d’action 2012-2015 de la grappe « Agriculture-agro-industrie », ces derniers ont estimé qu’au cours de la campagne de l’année dernière, la production a atteint la barre de 50 mille tonnes.
Cette filière qui se consacre essentiellement à la production de fruits et légumes a connu, d’après les producteurs, une augmentation régulière et une diversification des marchés de destinations. Toutefois, le gouvernement du Sénégal compte sur le projet de développement et de financement de l’agro business pour améliorer la production horticole. Parmi les chantiers, renseigne le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Benoît Sambou, il y a « le projet de développement et de financement de l’agro-business d’un montant total de 80 millions de dollars (environ 40 milliards de fcfa) en appui avec la banque mondiale ».
Ce programme permettra, d’après lui, « la mise en valeur de 500 mille ha dans la vallée du Ngalam et de 10 mille ha dans le secteur du lac de Guiers, zone très propice au développement de l’horticulture ». De plus, renseigne le Ministre, un centre d’innovation et d’entreprenariat en agro-business initié par la stratégie de croissance accélérée (Sca) en relation avec le programme infodev de la banque mondiale devrait être implanté à Pout avant la fin de l’année 2012. Ce qui lui fait dire qu’« avec un investissement de 7,5 millions de dollars (environ 4 milliards de fcfa), ce centre devrait au bout de 6 ans continuer à renforcer la compétitivité de 200 entreprises incubées en augmentant leur chiffre d’affaire de prés de 32 millions de dollars (16 milliards de FCFA environ) ».
Avec ce centre, annonce t-il, plus de 5 mille nouveaux emplois seront créés. Du reste, son extension est programmée à Saint-Louis et à Ziguinchor. C’est à cet effet que M. Sambou invite tous les acteurs à réfléchir sur la création d’un environnement favorable à l’implication du privé dans le secteur de l’agriculture.
« Nous allons créer les conditions pour que le privé national et étranger puissent s’intéresser à l’agriculture, créer un environnement propice des affaires » avance t-il. C’est fort de tout cela que M. Sambou appelle les producteurs à une production de qualité pour assurer la compétitivité. « Il faut que la démarche de qualité soit inscrite dans notre travail de tous les jours pour régler les problèmes de compétitivité de notre production » prône t-il.
De plus, il demande à ce qu’il ait une démarche simple, inclusive et participative pour que les questions de sécurité alimentaire et d’autosuffisance alimentaire puissent être résolues. « Il est temps qu’on prenne nos courages à deux mains, engager une réflexion courageux, sortir les bonnes vieilles méthodes pour que le Sénégal retrouve sa place de grand producteur dans le monde. L’Etat a la volonté d’y arriver mais il faut que les acteurs suivent », soutient le ministre de l’Agriculture Benoît Sambou.
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