Thiès, le 25 juin 2026 – Le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) a franchi une étape majeure dans son programme stratégique de renforcement des capacités. Du mardi 23 au jeudi 25 juin 2026, le siège de la FONGS à Thiès a abrité une session nationale de formation de haute facture, réunissant les leaders de ses dix-sept organisations membres autour d’une thématique fondamentale : « La construction de l’identité paysanne » (Module 1).
Ce programme d’envergure, qui pose les jalons d’une souveraineté alimentaire durable au Sénégal, est mis en œuvre par le CNCR grâce au précieux appui financier du Gouvernement français, via l’Ambassade de France au Sénégal.
Un marathon de réflexion et de mémoire collective
Durant trois jours de partages intenses, ce carrefour « du donner et du recevoir » a permis de reconnecter les leaders nationaux aux racines du mouvement paysan sénégalais tout en les projetant vers l’avenir.
  • Jour 1 : Revenir aux sources de nos luttes. La première journée a été marquée par un panel historique mémorable, modéré par l’expert Mame Ndiobo Diène. Des figures emblématiques du monde rural, telles que Mamadou Cissoko, Babacar Diop, Ndèye Sarr, Ousmane Ndiaye et Marius Dia, ont partagé la mémoire collective du mouvement. Les échanges ont porté sur l’origine des Ententes, la création de la FONGS, la place centrale des femmes, ainsi que les dimensions économiques et de plaidoyer. L’après-midi, sous la facilitation de Dièry Gaye, les leaders ont mené des ateliers approfondis sur les valeurs et principes fondamentaux qui unissent le monde rural.
  • Jour 2 : Caractériser l’Exploitation Familiale (EF). Sous la guidance de l’expert Pape Assane Diop, la deuxième journée a été dédiée à la démonstration technique de la résilience de l’agriculture familiale face aux modèles agro-industriels. Des témoignages vibrants de Ndiakhate Fall, Yaram Fall, El Hadj Thierno Cissé et Mamadou Cissoko ont illustré la portée stratégique, citoyenne et économique de ces exploitations. En fin de journée, l’experte Astou Diao Camara (ISRA BAME) a animé les travaux sur l’état des lieux et les solutions face aux contraintes actuelles de l’identité paysanne.
  • Jour 3 : Une vision claire de la transformation durable. Animé par l’experte paysanne Yaram Fall, assistée de Mar Ngom, le panel final a abordé la transformation des exploitations à travers cinq dimensions clés : politique, agroécologique (avec Ibrahima Seck), économique (avec Al Assane Seck), sociale (avec Mbacké Sokna Mbaye Diop et Dieynaba Sidibé pour les femmes) et citoyenne/jeunes (avec Aliou Badara Diongue et Ibrahim Coulibaly du ROPPA).
Cap sur le terrain : La recherche appliquée en alternance
Fidèle au modèle d’apprentissage en alternance prôné par le CNCR, cette session ne s’arrête pas à la clôture des travaux en salle. Munis d’outils méthodologiques rigoureux, les leaders nationaux changent de posture dès aujourd’hui pour devenir des chercheurs sur leur propre terrain.
Dans les prochaines semaines, ils mèneront une phase de recherche appliquée sur le terrain, articulée autour de deux axes majeurs :
  1. La collecte de données de terrain afin de documenter précisément la réalité des exploitations familiales de leurs zones respectives.
  2. La restitution à la base pour partager les acquis de ce premier module avec l’ensemble des membres de leurs organisations locales.
Le CNCR adresse ses plus vifs remerciements à tous les participants, facilitateurs, experts, ainsi qu’aux dix-sept organisations membres (CCPA, RNCPS, UNCAS, DINFEL, ANAPES, APOV, SUES, UNCE, FPMN, FENAMS, FENAGIE, FEPROBA, ADENA, FONGS, FEITLS, FPA, FENAB) pour la réussite éclatante de ce premier jalon vers une souveraineté alimentaire durable au Sénégal.

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